bébé pleure
Pleurs,  Sommeil

Pleurs de bébé : Comment les interpréter ? Comment y répondre ?

Il est 7h du soir. Mon bébé d’un mois et demi pleure. C’est comme ça pratiquement depuis qu’il est né : à 19h, il éclate en sanglots, et peut pleurer une heure, voire plus.

Puis vers minuit, il souille sa couche, je le change, et il se remet à pleurer. Il peut pleurer une heure, voire plus.

Puis à 3h, son grand-frère, l’aîné, fait un cauchemar et m’appelle.

Puis vers 4h, le bébé souille sa couche, je le change, et il se remet à pleurer. Il peut pleurer une heure, voire plus.

Puis vers 5h, son grand-frère, le moyen, doit faire pipi et veut son « lait chaud ». Il ne se rendort pas.

Là, c’est moi qui pleure.

Je vous rassure, ce n’est pas toutes les nuits comme ça. Sinon je n’aurais sans doute plus assez de neurones pour écrire ces lignes !

Mais quand c’est le cas, je passe par tous les états…

Je m’énerve : « Qu’est-ce que t’as, bébé, pourquoi tu ne t’endors pas ? »

J’implore : « S’il te plaît, endors-toi, s’iiiiil te plaît! »

J’exige : « Allez, maintenant, tu dors ! »

Je chante :  « Dodo, l’enfant do, l’enfant dormira bientôt. »

Je passe la main : « Maxiiiii, viens bercer ton fils !! »

Parfois, j’abdique. Je le laisse pleurer. Je me couche dans le sofa avec lui pour qu’il ne réveille pas ses frères, et je le laisse pleurer. Et il finit par s’endormir.

Carlos Gonzales, auteur et pédiatre espagnol, a dit : « se mettre à pleurer immédiatement est le comportement “logique”, adaptatif, celui que la sélection naturelle a favorisé des millions d’années durant parce qu’il favorise la survie de l’individu. Les pleurs ne serviraient à rien si la mère n’était pas elle aussi génétiquement préparée à y répondre. »

Préparée ? J’ai l’impression que je ne le serai jamais. Car les pleurs de son bébé, ça prend aux tripes. Ça effraye. Ça bouleverse parfois. Ça culpabilise. Ça déstabilise.

Mais je suppose qu’il doit avoir raison, Carlos, puisqu’on ne part pas en courant, qu’on reste, qu’on cajole et qu’on aime, coûte que coûte, sans relâche, envers et contre tout.

Et peu à peu, à force d’être réconforté, pris dans les bras, protégé, aimé encore et encore, le bébé commence à se sentir en sécurité dans ce nouvel univers où il a été propulsé le jour de sa naissance.

Bébé pleure : que faire ?

Avance rapide… Mon bébé a maintenant 3 mois, il dort beaucoup mieux, et ne fait plus ses crises de larmes intenses le soir et au milieu de la nuit.

Mais j’ai ressenti le besoin d’en lire plus sur le thème des pleurs de bébé, car j’avais l’impression d’être passée à côté de quelque chose avec les deux premiers. Je n’étais pas encore en paix avec moi-même par rapport à la gestion et la compréhension de ces pleurs.

Depuis le début, j’ai été entourée de mamans hyper-pro-parentalité-bienveillante en faveur de « l’allaitement à la demande », expression que je comprenais comme « donner le sein à tout-va » (lorsque je ne trouvais aucun autre remède pour soulager les pleurs ou endormir mes bébés), et non comme « allaiter lorsqu’il a faim » (versus « toutes les 3h », par ex, comme le préconisent certains médecins).

Avec le 3e, j’ai voulu faire le point. Peut-on arriver à reconnaître les différents types de pleurs du bébé afin de le soulager plus efficacement ? Est-ce réellement si mauvais de le laisser pleurer ? Ou de le prendre souvent contre soi ? Et de dormir avec lui ? Ou pas ?

Car il est si facile de se sentir coupable : parce qu’on a laissé pleurer 3 minutes, ou au contraire parce qu’on le prend trop souvent dans les bras (et « qu’on risque de lui inculquer de mauvaises habitudes »), parce qu’on le laisse dormir seul dans le noir, ou au contraire parce qu’on n’arrive pas à s’en séparer la nuit (alors que ça « met en péril le couple et l’autonomie du bébé »)…

Les avis fusent et les conseils sont si divers qu’on ne sait pas sur quel pied danser.

Alors voici un récapitulatif de mes lectures et expériences sur le sujet, qui m’ont aidée sur bien des plans.

Créer une routine de sommeil et de repas

Tout d’abord, je voudrais parler d’un livre qu’on m’avait recommandé à la naissance de mon premier bébé, mais que je n’ai lu qu’à l’arrivée du troisième (en pensant que l’intuition et la génétique me suffiraient et que tout coulerait de source…) :

Tracy Hogg

« Les secrets d’une charmeuse de bébés » de Tracy Hogg.

(Titre original en anglais : « Secrets of the Baby Whisperer »).

L’auteure y décrit comment décrypter les différents types de pleurs, notamment par la mise en place d’une routine structurée pour les repas et les dodos.

Comme l’explique Tracy Hogg, la journée d’un bébé est segmentée en plusieurs périodes au cours desquelles il aura besoin de manger, de dormir, de faire ses besoins et de découvrir le monde.

Si, dès le début, on prête attention à l’heure à laquelle il s’endort, se réveille et est allaité/alimenté, on sera mieux à même de répondre à ses besoins et d’identifier ce qu’il essaye de nous communiquer.

Car les bébés ne font pas tous des siestes de la même longueur, ni ne demandent de manger à des intervalles identiques (en tous cas s’ils sont allaités). Et la quantité de sommeil et de lait dont ils ont besoin évolue sans cesse.

Cela peut sembler couler de source. Mais les premiers mois du bébé, il est extrêmement facile de mal interpréter les pleurs du bébé. Lorsqu’il est fatigué, au lieu simplement s’endormir, il entre parfois dans une spirale de pleurs qui peut totalement décontenancer les parents. Combien de fois ne suis-je pas tombée dans le piège de penser qu’il avait faim alors qu’il cherchait désespérément le sommeil.

Certains diront : « oui mais donner le sein ne sert pas uniquement à nourrir, ça calme et console le bébé ». C’est vrai, maintenant que mon bébé a 3 mois, un petit « coup de néné » permet de le calmer lorsqu’il entre dans des sanglots profonds, ou de l’endormir lorsque je suis trop épuisée pour l’accompagner dans ses pleurs.

Mais chez les plus petits, le système digestif encore immature peut provoquer de nombreuses gênes et maux comme les coliques du nourrisson. Si on allaite plus souvent que nécessaire, le problème ne fait que s’aggraver. C’est ce que j’ai vécu avec mes deux premiers bébés : ils pleuraient, je leur donnais le sein, ils s’endormaient, un renvoi restait calé dans leur gorge, ils se réveillaient, avaient mal au ventre, attrapaient le hoquet, devaient aller à selles, pleuraient, je leur redonnais le sein, et ne parvenais plus à sortir de ce cercle vicieux.

J’ai à présent introduit la tétine dans le rituel d’endormissement de mon 3e, malgré les réticences que j’avais auparavant (risque de déformation du palais, risque d’accoutumance – ça me rend dingue ces enfants qui parlent avec une tétine en bouche, et difficulté de sevrage). J’ai perdu ces réticences car j’ai vu que :

  1. Aucun de mes bébés n’a voulu de la tétine, j’ai vraiment dû insister avec le dernier pour qu’il s’endorme avec la tétine au lieu du sein (pour éviter le cercle vicieux que je décris plus haut, et prévenir une dépendance totale à la maman pour s’endormir). Si je lui donne la tétine lorsqu’il n’est pas vraiment fatigué, il n’en veut pas.
  2. Le besoin de succion peut être très fort selon le bébé. La succion entraîne la sécrétion d’endomorphine, hormone du bien-être, et aide le bébé à s’apaiser en cas d’énervement ou de stress.
  3. Dès que le bébé s’endort, il recrache de lui-même la tétine, et ne la redemande plus pendant la nuit. Donc il ne se crée pas de dépendance (sauf si on s’évertue à la lui remettre en bouche par peur qu’il se réveille, ce qui n’est pas du tout nécessaire).
  4. Je ne l’utilise que pour l’endormir, à aucun autre moment de la journée, donc je pense qu’il n’y a pas de risque d’accoutumance (on verra avec le temps !).

Par ailleurs, lorsqu’un bébé est fatigué, il est important de détecter les premiers signes de sommeil et de le mettre à dormir sans attendre. S’il est « surfatigué », « surstimulé », il trouvera encore moins facilement le sommeil.

Rappelons également le besoin important qu’a le nouveau-né d’être pris dans les bras et bercé. Il vient en effet de passer 9 mois à être bercé non-stop dans le ventre de sa maman.

Pour la petite histoire, il y a eu des nuits au tout début où la seule façon que je parvenais à rendormir mes tout petits était en les berçant « violemment » en rebondissant assise sur un ballon de grossesse (ou sur un lit à bonne hauteur), ou en les couchant ventre contre ventre sur moi. Avec le 1er j’avais paniqué en pensant que jamais je ne parviendrais à le poser. Mais ce n’est arrivé que quelques fois au cours des deux premières semaines de vie de chaque bébé.

Respecter le besoin d’élimination

Couche souillée ou envie de faire ses besoins : voilà une autre raison majeure des pleurs de bébé, outre la faim et le sommeil.

J’ai découvert, avec l’utilisation des langes en tissu, que mon bébé pleurait chaque fois qu’il se mouillait, ou même juste avant. Sa façon de pleurer, dans un style grincheux, donne l’impression qu’il ne veut plus être dans son hamac, qu’il veut qu’on le prenne dans les bras.

Lors du change, je le tiens en position accroupie au-dessus d’une bassine au cas où il aurait encore quelque chose à éliminer. Cela m’évite d’ailleurs de me faire arroser de pipi pendant que je prépare la nouvelle couche, car les bébés profitent souvent du moment du change pour faire leurs besoins.

En fait, en lisant un peu plus sur l’hygiène naturelle, j’ai appris que le bébé, dès la naissance, préfère faire ses besoins « proprement », ce pour quoi il attend si possible le moment du change pour se soulager. Certains auteurs pensent d’ailleurs que les coliques du nourrisson seraient aggravées par le fait qu’ils essayent de se retenir pour ne pas « se faire dessus ».

L’observation et l’écoute permettent petit à petit de détecter le type de pleurs et autres signes qui accompagnent ces envies et de respecter le besoin de propreté. Je trouve très gratifiant d’arriver à comprendre et à répondre à ce besoin (même si j’utilise tout de même des couches, car beaucoup de pipis et de selles m’échappent encore et parce qu’on est en hiver !).

En agissant ainsi, non seulement on évite bien des pleurs, mais on aide le bébé à muscler ses sphincters et à développer sa vessie correctement. Certaines études montrent en effet qu’un bébé d’un an dont le besoin d’élimination n’a pas été écouté, et qui s’est déconnecté des sensations liées à l’envie de faire ses besoins, a une vessie de la même taille que celle d’un nouveau-né.

Bref, un sujet passionnant, dont vous pourrez apprendre beaucoup en lisant le livre d’Ingrid Bauer, « Sans couches, c’est la liberté ! ».

Et voici également un article très complet sur le sujet :
http://ecopitchoun.fr/content/7-hni

 

Pour en revenir à la « charmeuse de bébés », Tracy Hogg explique qu’en respectant la routine de sommeil et des repas, il est plus facile de procéder par élimination pour comprendre les pleurs : s’il n’est pas l’heure de manger ni de dormir, le bébé a sans doute mouillé sa couche (ou doit faire ses besoins), ou a peut-être simplement envie de changer de position/d’être pris dans les bras.

À chaque bébé sa personnalité et sa sensibilité

Tracy Hogg évoque également les différentes personnalités des bébés et nous aide à découvrir les caractéristiques de chaque type de bébé afin de mieux l’accepter tel qu’il est.

En effet, certains sont plus grincheux que d’autres et pleurent donc plus facilement et plus souvent.

Certains sont plus sensibles aux bruits, aux odeurs, aux lumières.

Certains sont plus sociables que d’autres et se laissent prendre par n’importe qui sans rechigner alors que d’autres se mettent directement à pleurer.

Certains se lèvent de bonne humeur, d’autres du mauvais pied.

Sans oublier qu’un bébé peut pleurer parce qu’il a chaud ou froid.

Ou parce qu’il fait ses dents (savez-vous que certains bébé naissent avec une dent ?)

Ou peut-être parce qu’il a des fourmis dans le bras, s’il dort sur le côté par exemple… qui sait !

Respecter le besoin de pleurer

Avant de terminer, je voulais faire un petit point sur l’acceptation et le respect des pleurs du bébé.

Ces sons stridents, déconcertants, voire insupportables, qui prennent au ventre des parents, on n’a envie que d’une chose : d’y mettre fin au plus vite.

Or, parfois, rien n’y fait. Bébé pleure et pleure et semble inconsolable. S’il est possible qu’il souffre de coliques ou d’autres maux, il est également fort probable, les premiers jours ou mois de sa vie, qu’il accumule de nombreuses tensions tout au long de la journée. Car tout est nouveau : le moindre son, la moindre lumière, le mode d’alimentation et d’élimination, les premières frustrations. Les pleurs sont pour lui l’unique façon de se libérer de toutes ces tensions et nouvelles émotions.

Le prendre dans les bras, le réconforter, en le soustrayant aux bruits et lumières fortes, est souvent la seule façon de l’apaiser. Il s’agit pour les parents et autres personnes qui s’occupent de bébés d’un grand travail de patience et d’acceptation : on ne peut pas toujours éviter que bébé pleure, et on ne doit d’ailleurs pas l’éviter, car les larmes font du bien !

Comme décrit dans cet article, les pleurs sont un « calmant naturel » :

  • ils activent le système nerveux parasympathique, celui chargé de maintenir ou de favoriser la relaxation et le repos du corps après un effort ;
  • les larmes libèrent deux « hormones du bonheur» : l’ocytocine et les endorphines, qui améliorent l’humeur et aident à trouver le sommeil ;
  • les pleurs réduisent le niveau de stress en contribuant à l’élimination de substances telles que le manganèse, l’adrénaline et la noradrénaline.

Tout cela, bien sûr, est valable si le bébé pleure en étant accompagné et entouré.

Laisser bébé pleurer seul pendant de longues périodes (par épuisement, parce qu’on a peur qu’il attrape de « mauvaises habitudes », ou encore pour lui « apprendre à dormir », une compétence qui s’acquiert avec le temps et la confiance et non pas à force d’apprentissages « à la dure ») provoque un stress toxique qui peut être la source de multiples problèmes à court et à long terme.

Catherine Gueguen

Les neurosciences ont fait de nombreuses découvertes à ce sujet, comme en parle notamment Catherine Gueguen dans son ouvrage « Pour une enfance heureuse ». Selon cette auteure, consoler un enfant « chamboulé » participe à la maturation de son cerveau, tandis que le laisser pleurer seul pourrait empêcher le développement des connexions neuronales nécessaires à la maîtrise de ses émotions.

Ce « stress toxique » est toutefois à différencier du « stress positif » ou du « stress tolérable » que peut subir un enfant qui pleure parce qu’il ne veut pas se séparer de ses parents, parce qu’il a peur de la piqûre de l’infirmière, ou parce qu’il ne trouve pas le sommeil. Anna Reisman l’explique plus en détail dans cet article qui m’a aidé à relativiser face aux pleurs de mon bébé.

Conclusion

Pour conclure, je vous invite à lire cet article de La Leche League, dans lequel Carlos González, pédiatre, auteur et père de 3 enfants, répond à un médecin préoccupé par les pratiques dites de « maternage proximal » – un ensemble de pratiques de soin visant à être à l’écoute des besoins du tout petit enfant pour lui offrir une relation sécurisante, comme l’allaitement à la demande, le cododo, le portage, ou encore le peau-à-peau.

Cet article, où Carlos fait référence à de nombreuses études scientifiques, redonne de l’assurance aux parents qui auraient peur de prendre leur bébé dans les bras dès qu’il pleure ou de répondre à ses besoins naturels d’attachement  au risque d’en faire un « pleurnichard pourri gâté », selon ses termes.

Voici quelques résultats d’études mentionnées dans cet article  :

  • Porter un bébé dans ses bras pendant au moins trois heures par jour dès la naissance diminue les coliques du nourrisson (vive l’écharpe ou le porte-bébé !).
  • Les coliques infantiles peuvent être traitées en répondant systématiquement aux besoins du bébé en pleurs.
  • Diverses interventions comportementales visant à « enseigner » le sommeil aux bébés n’amélioraient pas les résultats, ni pour la mère ni pour le bébé.

Et une petite note rapide sur le cododo puisque je l’évoque plus haut: je pense qu’il s’agit avant tout d’un choix très personnel, que chaque famille prendra en fonction de son mode de fonctionnement, de ses nécessités propres. Pour ma part, je suis bien trop frileuse pour me lever au milieu de la nuit à chaque fois qu’il y en a un qui pleurt parce qu’il veut le sein, l’autre parce qu’il doit faire pipi et le troisième parce qu’il a fait un cauchemar. Et je me rendors bien plus vite en étant couchée près d’eux. Mais encore une fois, à chacun de trouver son équilibre.

Risqué? Certainement pas: il n’existe aucun cas rapporté d’une maman (ou un parent en général) en bonne santé, non drogué, non alcoolisé, ayant roulé sur son bébé ou l’ayant étouffé en dormant. D’ailleurs, dans bien des civilisations, dormir avec son bébé/ses enfants est quelque chose de tout à fait normal et banal.

P.S. : À l’heure où je termine cet article, Thibault vient de fêter son 4e mois ! Il s’endort normalement après chaque tétée nocturne, mais il lui arrive encore régulièrement d’aller à selle au milieu de la nuit et de rester éveillé une heure ou plus. Mais ce sont à présent des réveils « joyeux », où il rit, joue et pousse de petits cris. Je fais en sorte de le maintenir dans une faible lumière, qu’il comprenne que la nuit n’est pas terminée, et nous retournons au lit dès son premier bâillement.

 

N’hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé de cet article, ou à partager votre expérience ci-dessous 🙂

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Hello ! À travers ce blog, j'apporte entre autres des informations relatives aux rythmes de développement des enfants, en m'appuyant le plus possible sur des bases scientifiques : comment dorment-ils, comment apprennent-ils, comment peut-on les accompagner à travers leurs apprentissages et leurs crises...

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